NOTRE HISTOIRE

Une enfance entre deux mondes

Je suis née à Paris en 1973. Mon père, Edward Marlowe, était tailleur anglais. Il est arrivé du Londres des années 60 avec son métier dans les mains. Ma mère, Hélène, était modiste parisienne. Elle cousait pour plusieurs maisons du Marais.

J'ai grandi entre deux mondes : la rigueur de la coupe anglaise de mon père et la fluidité des étoffes que les mains de ma mère faisaient tomber comme de l'eau. Deux écoles, deux héritages, une même obsession qui m'a marquée pour la vie : qu'un vêtement soit fait pour le corps qui le porte, pas l'inverse.


Vingt-cinq ans à l'intérieur du système

À 19 ans, je suis entrée au Studio Berçot, l'une des écoles de mode les plus respectées de Paris. Vingt-cinq ans plus tard, j'étais directrice des collections dans une grande maison française.

Et chaque année, je voyais la même chose : les pièces pensées pour les femmes de plus de 50 ans diminuaient. "Ce n'est pas rentable", me répétait-on. "Le budget va sur les moins de 35 ans."

J'ai accepté cette phrase pendant trop longtemps.


Le samedi qui a tout changé

Juin 2022. Ma mère, 68 ans, essayait une robe pour le mariage d'une petite-nièce. Je l'ai vue sortir de la cabine, se regarder dans le miroir, et me dire avec un sourire fatigué :

"Tu sais Margaux, il n'y a plus rien pour moi. Tout me donne l'air d'une grand-mère ou d'une adolescente déguisée."

J'avais 49 ans. Et en l'entendant, j'ai compris une chose que je n'avais jamais osé formuler : depuis quelques mois, dans mes propres essayages, je ressentais exactement la même chose. Mon corps avait changé. Les coupes que je portais à 35 ans ne tombaient plus comme avant. Et chaque fois que je cherchais autre chose, je me retrouvais devant les mêmes deux options : des vêtements pensés pour une femme qui n'était plus moi, ou des vêtements qui m'éteignaient.

Ce soir-là, j'ai compris que je faisais partie du problème. Pendant vingt-cinq ans, j'avais signé des bons de commande qui excluaient des femmes comme ma mère. Comme moi. Comme vous.

La semaine suivante, j'ai présenté ma démission.


Avenue Marlowe

J'ai choisi ce nom en hommage à mes parents. À mon père Edward, qui m'a appris qu'une bonne coupe vaut plus que n'importe quelle tendance. Et à ma mère Hélène, qui m'a appris qu'une femme ne cesse pas d'exister à 50 ans.

Aujourd'hui, je dessine moi-même chaque pièce de la maison. Je choisis les tissus, je décide des coupes, je travaille les détails. La fabrication, je la confie à deux ateliers de confiance : l'un à Porto, l'autre à Biella. Petites séries. Jamais de stock.

Chaque pièce Avenue Marlowe est exclusive à la maison. Vous ne les trouverez nulle part ailleurs.

Avenue Marlowe habille les femmes de tous les âges. Mais ma mission, celle qui m'a fait quitter une carrière confortable, reste intacte : redonner une place dans la mode aux femmes que l'industrie a cessé de regarder. Que vous ayez 35, 50 ou 70 ans, vous trouverez ici des pièces pensées pour votre corps réel.

Avenue Marlowe n'est pas une grande maison. C'est une maison qui vous regarde.

Margaux Marlowe Fondatrice